samedi 15 octobre 2011

Sometimes you just have to pee in the sink...





J'oublie bien trop souvent que la vie est belle et bien présente autour de moi.
Que le monde tourne quand même, qu'il n'attend pas que mes yeux médusés se tournent vers lui en lui demandant ce qu'il va bien pouvoir arriver.

 Alors j'ai décidé de réagir et de me botter le cul moi-même.
D'oublier un peu cette zone de confort où je me suis encroûté comme on s'enfoncerait lentement mais indéniablement dans des sables mouvants. J'étais certes comme un poisson dans l'eau, mais je n'ai pas fait grand chose de ces deux dernière années.

Qu'à cela ne tienne. Ces derniers jours je me suis pris au jeu de la ferveur du Samedi soir (bien que je sois bien présent en ce Samedi soir derrière mon PC, et que je n'ai pas à me justifier) je me suis retrouvé à parler, socialiser, m'ouvrir et recevoir des autres, des inconnus, je me rendais compte que ma solitude m'avait endormi, je finissais mou du gland, dans mes routines à heures fixes, une vraie montre suisse.
Je me réveillais, un coup dans le nez m'ouvrait la bouche et les oreilles, pour ce qui était du coeur, on serait repassé, mais tout ça devrait mieux se passer dès à présent. On 'a beaucoup appris, et j'ai tiré de tout ça une maxime que j'avais déjà écrite:

    
                                                    Tue rechts und scheue niemand

Fais ce que doit, et advienne que pourra.


 Un nouvel état d'esprit donc. Moi qui n'apellais jamais qui que ce soit pour proposer un verre, ou tout autre évènement humain somme toute, je me prenais à tripoter mon iPhone (je me fous totalement de la mort de Steve Jobs soit dit en passant) à la recherche d'un numéro qui répondrait par la positive.

 Paris sous la pluie, je m'en balance, j'avance sous un crachin avec mes acolytes de la soirée, direction ce bar où deux jolies blondes prennent un Mojito. Suédoises. Elles s'en vont après que je leur ai parlé les deux trois réminiscences de suédois qu'il me reste.
Je ne suis pas intéressé de toute manière. J'ai juste envie de parler.

 On discute beaucoup, vacances, boulot, mode, je reviens sur ma vie à Givenchy, on parle évolution du milieu, qui est décidément de plus en plus pourri, de la pluie et du beau temps quoi.


  Les gens autour semblent heureux d'être là. Même si je ne remet pas en cause mon besoin de sortir et de m'aérer le crâne, je me demande pourquoi. Il va bien falloir rentrer chez soi à un moment donné. Prendre ton RER, ou si tu es déterminé à passer ta nuit ici, un taxi à 40€. Et supporter ta gueule de bois du lendemain. Passer ton Dimanche de merde en et disant que non, tu ne boiras plus jamais de la vie (d'ici à samedi prochain)



Apporte moi de l'amour
Ecrivait Bukowski.
Donnez moi un peu de temps, j'ai besoin de digérer l'information et l'intégrer sur la carte mère.
Exit l'avant, mais qu'attendre de nouveau ? Provoquer la chance oui, mais sur quel terrain ?

Que faire, avec qui quand et où ? Ok, Pôle Emploi m'envoie un chèque tous les mois qui veut dire "Vous avez le temps Monsieur"

 Et bien c'est noté, de toute manière je vais pas me lancer dans un truc au pifomètre, pour donner ma dem deux jours après (ce qui m'est déjà arrivé). Je pourrais éventuellement relancer Givenchy histoire d'être en terrain connu, d'autant qu'ils sont en recherche.



 Lean back, tout est okay !



 



Comme le disait Buk',

                               Sometimes you just have to pee in the sink

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