samedi 19 mars 2011

Once More With Feelings

                                             

                                                        Once More With Feelings

Semaine dure que la mienne.

Séisme au Japon, mort d'un proche. D'un très proche. D'une, même.
TV, entre deux conneries dites sur le pays du soleil levant ( allez Jojo, je sais que tu peux trouver mieux comme sobriquet) un coup de téléphone aux pompes funèbres, que j'abrège maintenant que je suis un intime, les pompes fu, et aller vérifier mes résultats d'exam toutes les trois heures, j'arrive, enfin disons que je me force à mettre mon nez en dehors de tout ça.


J'ai donc appris la mort de ma mère le 11, jour faste.
Qu'on ne s'inquiète pas, je ne viens pas pleurer sur cette page, ça a beau être un fourre-tout, on n'en est pas encore au Skyblog.


Incinérée le 16, avec les honneurs qu'elle mérite.
Le Japon ? J'avoue que ce pays de bridés de toute manière condamné à y passer un jour ne m'a pas effleuré l'esprit tout de suite.
Bien qu'après avoir réalisé ce qu'il se passait, j'avoue m'être immédiatement connecté pour voir si quelques amis présents là bas pouvaient encore updater leur statut.

Je checke donc mes SMS pour requester direct un appo (appointement, ignare) avec les pompes fu donc.
J'espère ne pas être late pour le call-inbiatch.
Formalités, formalités, formalités.


4300€ plus tard, nous nous disons au revoir, moi l'esprit plus tranquille, lui, avec un sourire Clarence Boddicker aux lèvres.

Invitations, appels, histoire de ramener la clique, and I got done.
Et c'est incroyable ce que le temps passe vite ensuite.

A la crémation, entre pleurs et discours, je trouve le temps de penser que le maître de cérémonie écorche de manière inacceptable mon nom de famille, pourtant pas difficile à retenir, quoi qu'un peu germanique, ce qui je ne le cache pas, me donne envie d'aller redéclarer un décès.

"Tu sais bonhomme, on peut toujours te trouver une place dans le cercueil."


Ca y est, c'est enfin terminé.
Tout part, les souvenirs, les affaires dans lesquelles il faudra un jour ou l'autre faire le tri, les vestiges de sa vie, photos, fringues, tout, quoi.
Pas pressé pour un sou. Encore un peu sonné, n'y croyant pas vraiment.
Entre l'inquiétude, le peu de chagrin en stock, et mon crédit sourires qui voit rouge, j'arrive encore à téléphoner pour savoir qui va comment, les traces qu'elle laisse et laissera, tout ça étant encore bien frais dans les mémoires.
J'arrive aussi à y aller d'une larme pour le Japon, j'en revenais juste, et puis merde, j'aime ce pays.

Une pensée pour eux, aussi.


4 commentaires:

Le cabinet tripartite a dit…

Très sincères condoléances de la part de toute l'équipe du Japanisthan du Nord.

Clarence Boddicker a dit…

Mes sincères condoléances aussi mec.

Et au plaisir de te retrouver un de ces quatre.

Clarence, en noir

Eyfiss a dit…

Merci à vous !

Robert Patrick a dit…

Condoléances ici aussi.